Près de 200 élèves du lycée Saint-Paul de Vannes étaient réunis dans l’amphithéâtre du
vendredi 20 octobre. Objectif, présenter les propositions du lycée pour dans le cadre de l’agenda 2030 de l’Organisation des nations unies.
Vendredi 20 octobre, dans l’amphithéâtre du lycée Saint-Paul, à Vannes. On se serait cru à l’assemblée générale des Nations unies. Les terminales ES et L du lycée présentaient le bilan de leurs résolutions du projet « agenda 2030 ».
« Le citoyen doit aussi agir de son côté »
Adopté il y a deux ans par la communauté internationale, l’agenda 2030 a fixé 17 objectifs de développement durable, autour de trois thèmes : la lutte contre les inégalités, faire face au défi climatique et mettre fin à l’extrême pauvreté.

Tout l’après-midi, les porte-paroles se sont succédé à la tribune pour présenter les propositions. | Ouest-France
Toute la matinée, les élèves de sept classes ont bûché sur l’une de ces 17 résolutions.« L’idée c’est de sensibiliser les jeunes à ces enjeux, qui sont majeurs pour l’avenir, souligne Florence Dréano, professeur d’histoire-géographie et référente culture au lycée Saint-Paul. Au-delà des pouvoirs politiques, le citoyen doit aussi agir de son côté, individuellement. »
Au cours des prises de parole, il est notamment proposé de taxer la spéculation des matières premières.« Les années précédentes, on a déjà participé à des actions avec l’ONU. Alors on projette d’envoyer nos résolutions. » Et un jour, peut-être de voir ces textes appliqués par la convention internationale. Affaire à suivre…

Pour mener à bien le projet, les apprentis diplomates ont été épaulés par deux étudiants, François et Océane. Le premier est en master environnement-droit à l’université Rennes 1. La seconde, en master biodiversité au Muséum d’histoire naturelle, à Paris. « Au début, c’était un peu compliqué de faire rentrer les élèves dans le jeu, reconnaît Océane. Dès qu’il a fallu concrétiser des propositions, ils ont répondu présent. » Et François de rappeler l’importance de l’action individuelle. « L’acte citoyen peut précéder l’action de l’État. »

Des propos corroborés par les élèves eux-mêmes, visiblement ravis de faire « quelque chose de beaucoup plus concret. C’est important de penser au futur, lance Théo, élève en terminale ES. J’ai une envie, que ces projets se réalisent un jour. » Jeanne, de son côté, y retient un message et une envie. « Celle de s’engager dans la société. »


